Conformité ou mise en sécurité : ce qui s’applique
Il n’existe pas d’obligation générale de remettre aux normes un logement ancien tant que l’installation reste en l’état. La règle change avec les travaux : toute partie de l’installation refaite pendant la rénovation doit respecter la norme NF C 15-100 en vigueur, et l’existant conservé doit présenter les garanties minimales de sécurité.
Pour la vente ou la location d’un logement dont l’installation a plus de quinze ans, un diagnostic électrique est obligatoire. Il décrit les anomalies sans imposer de travaux, mais il constitue une bonne base pour définir le périmètre du lot électricité.
Les points contrôlés en priorité
Les exigences minimales de sécurité recoupent les six points du diagnostic électrique. Ce sont les premiers postes vérifiés lors de la visite d’un logement ancien.
- Un appareil général de coupure accessible dans le logement
- Une protection différentielle à l’origine de l’installation
- La mise à la terre et son raccordement à l’ensemble des circuits
- Des protections adaptées à la section des conducteurs
- La liaison équipotentielle et le respect des volumes dans les pièces d’eau
- L’absence de matériels vétustes : fusibles anciens, fils sous tissu, appareillages cassés
Tableau et circuits spécialisés
Le tableau regroupe les protections de chaque circuit : disjoncteurs adaptés aux sections de câbles et interrupteurs différentiels haute sensibilité. En rénovation complète, son remplacement s’accompagne d’un repérage des circuits, utile pour toutes les interventions futures.
La norme impose des circuits spécialisés, réservés à un seul appareil : la plaque de cuisson en premier lieu, puis les gros électroménagers comme le four, le lave-linge ou le lave-vaisselle. Elle fixe aussi un nombre minimal de prises et de points d’éclairage par pièce. Ces exigences dimensionnent le lot électricité d’une cuisine rénovée.
La salle de bains et ses volumes de sécurité
Autour de la baignoire et de la douche, la norme définit des volumes dans lesquels les appareillages autorisés dépendent de leur indice de protection contre l’eau. L’implantation des prises, des interrupteurs et des luminaires se décide donc en même temps que celle des équipements sanitaires.
Une liaison équipotentielle relie les éléments métalliques de la pièce. Ces points sont contrôlés systématiquement lors d’une rénovation de salle de bains.
Quand traiter l’électricité dans le chantier
L’électricité appartient à la phase réseaux : les saignées, les gaines et les boîtiers se posent après la dépose et avant la fermeture des cloisons, des doublages et des plafonds. Une peinture appliquée avant les saignées est refaite.
L’appareillage final — prises, interrupteurs, luminaires — se pose après la peinture, au moment des finitions. Les essais et le repérage du tableau font partie de la réception du lot.
Attestation et remise sous tension
Lorsque l’installation est entièrement refaite et que le logement doit être raccordé de nouveau au réseau, le gestionnaire peut exiger une attestation de conformité visée par le Consuel avant la remise sous tension. Ce cas concerne surtout les rénovations lourdes avec compteur déposé.
Dans les autres cas, la conformité des travaux réalisés relève de l’entreprise. Chez PRD Rénovations, le lot électricité est décrit poste par poste dans le devis et contrôlé à la réception, comme les autres corps d’état.

